03/07/2011

Détecter plus tôt le cancer de l’ovaire

Le cancer de l'ovaire est le 6e cancer le plus diagnostiqué dans le monde. Il constitue la 8e cause de décès par cancer chez la femme. A l'origine de ce terrible bilan, une détection tardive et des traitements peu efficaces face aux stades avancés. Mais deux études présentées lors du congrès 2010 font état de progrès dans ces deux domaines.
Cancer ovaireEn France, on compte plus de 4 000 cancers de l'ovaire par an et près de 3 500 décès directement imputable à cette maladie1. La détection précoce est un incroyable défi : 70 à 90 % des femmes dont le cancer de l'ovaire a été détecté à un stade primaire sont toujours en vie 5 ans après le diagnostic, contre seulement 20 à 30 % de celles dont le cancer a été diagnostiqué à un stade avancé2. Malheureusement, le deuxième cas de figure est plus souvent rencontré… L'enjeu face à ce cancer est donc de pouvoir proposer un dépistage précoce et disposer de traitements plus efficaces. Deux études ont été présentées dans ce sens lors du congrès 2010 de l'ASCO.

Mieux détecter le cancer de l'ovaire chez les femmes ménopausées

"Pour les femmes à haut risque (celles qui ont des antécédents de cancer ovarien dans leur famille ou celles porteuses de mutations génétiques particulières), on conseille la chirurgie, avec ablation des ovaires et des annexes (trompes, utérus). Pour les femmes qui ne veulent pas être opérées ou les femmes jeunes à haut risque, on conseille une échographie par an au minimum", nous déclarait le Pr. Stoppa-Lyonnet, responsable du service de génétique oncologique de l'Institut Curie. Mais sachant que 80 à 90 % des femmes atteintes de cancer de l'ovaire n'ont pas d'antécédents familiaux3, il n'existe pas de tests de dépistage pour la majorité des femmes. La protéine CA125 est certes connue pour augmenter en cas de cancer de l'ovaire, mais son élévation peut aussi survenir en présence de certaines affections bénignes (kyste ovarien bénin par exemple).
Des chercheurs ont mis au point un modèle mathématique baptisé ROCA qui combine les résultats des taux de CA125 au cours du temps et l'âge de la patiente, suivi d'une échographie endovaginale et transfert vers un cancérologue si besoin4. Cet algorithme a été testé sur 3 238 femmes ménopausées âgées de 50 à 74 ans suivies pendant 8 ans. Résultat : moins de 1 % des femmes ont dû recourir à une échographie, 8 femmes ont pu être opérées suivant les résultats de ROCA. La spécificité de ROCA suivie par une échographie endovaginale est de 99,7 %, indiquant ainsi un très faible nombre de faux positifs. "Si ces résultats sont confirmés par de plus grandes études, cette technique pourrait se révéler être un outil utile et peu onéreux pour détecter le cancer de l'ovaire à un stade précoce durant lequel il est guérissable, y compris pour les types qui sont les plus agressifs" déclare le Pr. Karen Lu, principal auteur de l'étude.

Associer une thérapie ciblée pendant la chimiothérapie… et après

Les tumeurs cancéreuses de l'ovaire présentent des concentrations élevées de facteur de croissance de l'endothélium vasculaire (VEGF), protéine associée à la croissance et à la dissémination tumorales5. D'anciennes études ont montré une corrélation entre une concentration élevée de VEGF et un pronostic aggravé lors de cancer de l'ovaire. Il apparaissait ainsi naturel de tester la thérapie ciblée bevacizumab , qui cible spécifiquement le VEGF. Cette molécule agit en privant les cellules cancéreuses de nouveaux vaisseaux sanguins qui lui apportent l'oxygène nécessaire à sa croissance et sa multiplication (composé anti-angiogénique).
Présentée dans le cadre du congrès 2010 de l'ASCO, des chercheurs américains ont réparti 1 873 femmes opérées pour un cancer de l'ovaire dans trois groupes : l'un recevait un traitement par chimiothérapie classique sans , un deuxième avait chimio et bevacizumab et une troisième branche était  semblable à la seconde mais avec, en plus, un traitement d'entretien par le bevacizumab seul pendant 15 mois6. Résultat : la survie sans progression médiane (période moyenne durant laquelle la maladie ne réapparaît pas) a été de 14,1 mois dans le troisième groupe contre 10,3 mois chez les femmes sous chimiothérapie seule (soit une réduction de 28 % du risque de progression du cancer). L'administration d'Avastin® associé à une chimiothérapie mais sans poursuite du traitement par Avastin® seul n'a pas offert de bénéfice à la patiente par rapport à la chimiothérapie seule.
Sachant que près de deux cancers de l'ovaire sur trois sont détectés à des stades avancés très difficiles à traiter, on peut penser que le bevacizumab va très rapidement être ajouté à la prise en charge de cette maladie.
David Bême, le 6 juillet 2010
Mis à jour le 7 juin 2011
1 - Ovaire - Fiche du rapport sur le cancer 2003 - page 119 ()
2 -Ca Cancer J Clin 1993 ;43 :7-26
3 - Gynecol Oncol.1994 ;55 :S4-S14
4 - A prospective U.S. ovarian cancer screening study using the risk of ovarian cancer algorithm (ROCA). - Asco 2010 - Abstract n°5003 ()
5 - Alper O, Bergmann-Leitner ES, Bennett TA, Hacker NF, Stromberg K, Stetler- Stevenson WG. Epidermal growth factor receptor signaling and the invasive phenotype of ovarian carcinoma cells. J Natl Cancer Inst 2001;93:1375-84. ()
6 - Phase III trial of bevacizumab (BEV) in the primary treatment of advanced epithelial ovarian cancer (EOC), primary peritoneal cancer (PPC), or fallopian tube cancer (FTC): A Gynecologic Oncology Group study. - Asco 2010 - Abstract n° LBA1 ()
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Les cancers du côlon et du rectum

[?] Qu'est-ce que c'est ?
Ce sont les plus fréquents des cancers digestifs chez les non-fumeurs, en France, en Europe de l'Ouest et en Amérique du Nord.
Quelques chiffres :
  • On dépiste chaque année 25 000 nouveaux cas en France ;
  • Le cancer du colon et du rectum touche en Europe 20 à 35 personnes pour 100 000 habitants.
[?] Causes et facteurs de risque
Une meilleure connaissance des facteurs prédisposants aux cancers rectocoliques (constitutionnels ou acquis), devrait permettre d'améliorer leur prévention et rendre leur dépistage plus précoce.
Il existe en effet une prédisposition familiale aux cancers du côlon dans certains cas. Les polyposes rectocoliques ont fait l'objet d'études très poussées : dans la polypose rectocolique familiale le risque de transformation cancéreuse est de 100 % chez les sujets de plus de 40 ans.
Le cancer colique familial sans polypose est moins connu (syndrome de Lynch). Il est caractérisé par l'âge jeune du sujet, la forte proportion de cancers du côlon droit, l'association fréquente à un cancer génital chez la femme.
La rectocolite hémorragique favorise le développement des cancers rectocoliques. La maladie de Crohn dégénère beaucoup plus rarement.
Les études épidémiologiques montrent qu'une alimentation riche en fibres et en légumes verts réduit le risque de développer un cancer colique. Au contraire, un apport calorique élevé, une vie sédentaire et un excès de poids sont des facteurs de risque. Les matières grasses animales, les viandes grasses, certaines hydrates de carbone favoriseraient ces cancers, mais ces données doivent être confirmées.

Les cancers du côlon

[?] Les signes de la maladie
Les signes révélateurs du cancer colique sont le plus souvent banals :
  • Des douleurs à type de coliques intestinales intermittentes avec ballonnement pouvant durer 1 à 2 jours et suivies d'une débâcle diarrhéique fétide (syndrome de Koenig) ;
  • Des sensations de flatulence, pesanteur, ballonnement abdominal ;
  • L'alternance de diarrhée et de constipation ;
  • Une altération de l'état général (fatigue, manque d'appétit, notamment pour les viandes, amaigrissement, petite fièvre) ;
  • Une anémie hypochrome (traduisant un saignement occulte) ;
  • Des traces de sang noir dans les selles (melaena ) ;
  • Des émissions de sang rouge ou de mucus pendant ou après les selles...
L'hémorragie rectale est un signe d'alerte très important. La recherche de sang dans les selles peut se faire au moyen de l'Hémoccult . Ce papier réactif permet de déceler des quantités minimes de sang dans les selles.
Trois selles doivent être examinées pour pouvoir tirer une conclusion de cet examen. On dispose au moyen d'une spatule une particule de selle fraîche sur le disque de papier. La révélation est faite quelques heures ou jours plus tard avec 2 ou 3 gouttes d'une solution alcoolique d'eau oxygénée. Une réaction positive entraîne une coloration bleue ou bleu-vert en moins de 30 secondes.
Le régime sans viande n'est pas nécessaire étant donné le seuil de sensibilité du test. Il faut par contre exclure :
  • L'aspirine et les aliments riches en peroxydases (radis, navet, sardine, saumon, ananas, banane) sources de faux positifs ;
  • La vitamine C, source de faux négatifs.
Un examen par Hémoccult est recommandé chez certains sujets, et devant des symptômes évocateurs, voire dans toute la population après cinquante ans selon certains avis.
[?] Evolution de la maladie
Dans la moitié des cas, les cancers coliques ne sont reconnus qu'à l'occasion d'une complication :
  • Occlusion intestinale aiguë par obstruction installée progressivement avec coliques. C'est un accident qui survient en général après plusieurs crises de subocclusion suivies de débâcles de selles liquides ou après une période de constipation prolongée. L'occlusion se manifeste par des vomissements, un arrêt des matières et des gaz et un ballonnement abdominal ;
  • Suppuration néoplasique : évoluant vers l'abcès autour de la tumeur ;
  • Péritonite par perforation du côlon ;
  • Ouverture (fistulisation) dans un organe creux contigu : vessie...

La tumeur va s'étendre :

  • D'abord localement : peau, anses de l’intestin grêle, vessie ;
  • Ensuite dans les organes lymphatiques ;
  • Enfin à distance : métastases (localisations secondaires) hépatiques, péritonéales (ascite), pulmonaires, cérébrales...
[?] Examens et analyses complémentaires
La coloscopie et la rectoscopie avec biopsies, la sigmoïdoscopie à fibres optiques souples permettent d'affirmer le diagnostic en visualisant la tumeur et en permettant l'analyse de prélèvements (biopsie). L’examen radiologique par lavement baryté en double contraste après lavements évacuateurs permet de voir les lésions typiques du cancer : images de rétrécissement ou de lacune.
Le bilan d'opérabilité commence par une évaluation clinique et paraclinique de l'extension du cancer, tout en sachant que le dernier mot reviendra à l'examen ventre ouvert durant l'intervention chirurgicale.
[?] Ne pas confondre avec...
  • Un fécalome (amas de matières fécales desséchées) ;
  • Une tumeur bénigne ;
  • Une maladie de Crohn ;
  • Une sigmoïdite ;
  • Une endométriose...
[?] Traitement
Le seul traitement des cancers du côlon est l'ablation chirurgicale. L'intervention emporte la tumeur et les voies lymphatiques de drainage. Selon les cas, le chirurgien pratique :
  • L'ablation du côlon gauche avec ses vaisseaux et lymphatiques : hémicolectomie gauche ;
  • L'ablation du côlon droit : hémicolectomie droite ;
  • L'ablation du côlon transverse : colectomie intermédiaire.
La continuité du trajet digestif est assurée par anastomose immédiate ou dans un second temps opératoire. Si c'est dans un second temps le patient aura pendant quelques temps un anus artificiel.
Dans d'autres cas, le chirurgien pratique une colectomie segmentaire.
La chimiothérapie complète parfois le traitement.
Quand l'exérèse de la tumeur est impossible, le chirurgien pratique une dérivation externe ou interne.
Tout traitement chirurgical doit commencer par une préparation intensive et capitale, tant du côlon que du malade lui-même.
  • Régime sans résidus ;
  • Rééquilibration hydro-électrolytique ;
  • Vitaminothérapie.
Le malade doit être prévenu avant l'opération de la possibilité d'un anus artificiel temporaire ou définitif. Des complications post-opératoires sont possibles dominées par le risque de fistules.
Le régime sans résidus supprime tous les aliments apportant de la cellulose qui augmente le bol fécal et forme un lest important. Il vise à assurer la vacuité de l'intestin et la propreté du côlon.
Il sert surtout à préparer l'intestin à subir :
  • Certains examens : lavement baryté, coloscopie ;
  • Une intervention chirurgicale (colectomie) ;
  • Le régime supprime totalement tous les légumes, tous les fruits et toutes les céréales complètes.
L'alimentation se compose uniquement de :
  • Fromage à pâte cuite, type gruyère, Hollande etc..
  • Viande maigre de première catégorie entière ou hachée si trop fibreuse (veau, boeuf, poulet, poisson, jambon) ;
  • Céréales (pâtes, riz, semoule, tapioca) ;
  • Biscottes et biscuits ;
  • Compotes homogénéisées à base de coing, pomme, banane, gelée de fruits, pâte de fruits ;
  • Sucre, beurre et huile crue sans excès ;
  • Boissons eau naturelle et minérale non gazeuse, café, thé légers, infusions, bouillons de légumes et de fruits.
Ce régime doit être de courte durée car il est lassant pour le patient et déséquilibré (hyperglucidique, carencé en vitamine C et fibres végétales)

Pronostic

Il dépend de l'extension du cancer (classification de Dukes), qui sera précisée par les biopsies : le pronostic est d'autant meilleur que le cancer est diagnostiqué à un stade localisé.

Cancers du rectum

L'adénocarcinome du rectum est plus fréquent chez l'homme que chez la femme.
Les facteurs de risque sont la rectocolite hémorragique (même après colectomie), les adénomes simples.

[?] Les signes de la maladie

Bien que siégeant dans une cavité facilement accessible, le cancer du rectum n'est souvent découvert qu'à un stade avancé.
Les signes révélateurs peuvent réaliser un véritable syndrome rectal :
  • Evacuations de glaires mucopurulentes parfois striées de sang ;
  • Epreintes, ténesme rectal, sensations de "faux besoins" d'exonération ;
  • Rectorragies de sang rouge enrobant les selles.
D'autres signes peuvent orienter le médecin vers le petit bassin :
  • Une difficulté pour uriner (dysurie) chez l'homme ;
  • Des tiraillements pelviens faisant évoquer une pathologie gynécologique chez la femme.
D'autres symptômes orientent vers l'intestin :
  • Une constipation, une diarrhée ou l'alternance des deux ;
  • Des douleurs coliques iliaques gauches ;
  • Un ballonnement...
Parfois, les symptômes sont beaucoup plus vagues :
  • Asthénie, amaigrissement, anorexie, fièvre...
D'autres fois, le cancer est découvert fortuitement par le toucher rectal.

[?] La consultation

C'est le toucher rectal (TR) qui permet le diagnostic, il permet de palper le cancer sous forme d'un bourrelet saillant, induré, limitant un cratère ou bien sous forme d'une masse arrondie, irrégulière, granuleuse, indurée et friable. Le saignement au contact du doigt est évocateur.

[?] Examens et analyses complémentaires

La rectoscopie confirme le diagnostic et permet de pratiquer des biopsies simples et indolores.
Le lavement baryté en double contraste permet de voir la lésion et surtout de rechercher une autre localisation colique. La coloscopie est préférable si elle est possible.
Dès que le diagnostic du cancer du rectum est posé, le médecin doit faire le bilan de l'extension du cancer :
  • Locale : par rapport à la marge de l'anus ;
  • Régionale : uretère, prostate, vessie (urographie intraveineuse, cystoscopie, tomodensitométrie abdomino-pelvienne) ;
  • Générale (métastases) : foie (échographie), péritoine, poumons (radiographie), ganglion de Troisier (creux sus-claviculaire gauche).
Le dosage de l'antigène carcino-embryonnaire est surtout utile dans la surveillance postopératoire.

[?] Evolution de la maladie

Les complications du cancer du rectum sont rarement révélatrices : occlusion intestinale basse, péritonite par perforation colique en amont...

[?] Ne pas confondre avec...

Bien que le cancer soit l'affection rectale la plus fréquente, toutes les lésions rectales indurées ou ulcéreuses ne sont pas cancéreuses :
  • L'endométriose rectale chez la femme ;
  • Le rétrécissement inflammatoire de la maladie de Nicolas Favre ;
  • L'ulcère simple du rectum ;
  • Les rectites (microbiennes, parasitaires, Crohn, rectocolite hémorragique)...
Devant des saignements rectaux, il faut cependant toujours évoquer le cancer du rectum.

[?] Traitement

Le traitement curatif du cancer du rectum est l'exérèse chirurgicale large. Deux types d'interventions sont possibles : avec ou sans conservation du sphincter anal.
Les interventions supprimant le sphincter sont l'amputation du rectum par voie abdomino-périnéale. La conséquence en est l'anus artificiel abdominal (colostomie définitive). Cette intervention est pratiquée lorsque la tumeur est basse (proche de l'anus).
En cas de cancer haut (situé plus de 12 cm de la marge de l'anus) : le chirurgien peut pratiquer la résection du rectum et rétablir la continuité colo-anale.
La radiothérapie de contact donne de bons résultats dans les petits cancers bas. La radiothérapie postopératoire réduit les récidives locales.
La chimiothérapie est parfois associée.

[?] Evolution de la maladie

L'intervention sur le rectum est souvent source de gêne et de complications. L'anus artificiel nécessite un appareillage et une adaptation du patient, il est fréquemment le siège de petites complications.
L'exérèse des tissus péri-rectaux engendre assez souvent des troubles urinaires (rétention d'urine ou incontinence) et génitaux .
La mortalité opératoire est faible.
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02/07/2011

Le Traitement du cancer de la prostate

Chirurgie, radiothérapie, curiethérapie, associées ou non à une hormonothérapie et éventuellement une chimiothérapie sont envisagés selon le stade de la tumeur.

La chirurgie, appelée prostatectomie


Elle consiste à enlever la prostate et les ganglions. C'est l'ablation chirurgicale de la prostate, des canaux déférents, d'une partie du col de la vessie et des vésicules séminales. Le chirurgien tente toujours de préserver les tissus indispensables à une bonne érection et vérifie l'absence d'envahissement des ganglions.

La radiothérapie externe


Elle détruit les cellules de la tumeur. (Irradiation de la prostate par une source de rayons située à l'extérieur du patient)

La curiethérapie


Elle s'effectue pour des cancers très localisés.
Ce traitement présente l'avantage d'être faiblement toxique pour les organes proches de la prostate, de nécessiter une hospitalisation plus courte ( un ou deux jours) et des complications ( troubles urinaires, et impuissance)moins importantes.

L'hormonothérapie


Elle consiste à bloquer les hormones "masculines" responsables du développement de la tumeur. Les modalités d'hormonothérapie sont variables. Ce traitement concerne plus particulièrement les hommes âgés et les hommes ayant un cancer étendu accompagné de métastases.

La chimiothérapie


Elle concerne les cas de cancer hormono résistants.
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Le Bilan du cancer de la prostate

Le dosage de la PSA, antigène prostatique spécifique, protéine exclusivement prostatique qui permet d'évoquer le diagnostic et de surveiller l'évolution du cancer de la prostate.
Ce dosage n'apporte pas une fiabilité à 100%. Une biopsie est indispensable pour confirmer le diagnostic.

Le toucher rectal


Le toucher rectal est la première étape dans la recherche d'un cancer de la prostate. Il est recommandé aux hommes de plus de 50 ans de faire effectuer une fois par an, par leur médecin traitant, un toucher rectal afin de dépister la maladie au stade le plus précoce.

La biopsie


La biopsie effectuée sous contrôle échographique permet d'affirmer le caractère cancéreux de la tumeur.
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Les manifestations du cancer de la prostate

Le cancer de la prostate évolue lentement sur une dizaine d'années environ. Le cancer n'est parfois jamais découvert du vivant du malade.
De nombreux hommes meurent avec un cancer de la prostate sans que celui-ci soit à l'origine de leur décès.
  • Besoin fréquent d'uriner.
  • Difficulté à retenir l'urine ou, au contraire, à commencer d'uriner.
  • Impossibilité d'uriner.
  • Débit urinaire faible ou discontinu.
  • Douleur ou sensation de brûlure à la miction.
  • Présence de sang dans les urines.
  • Ejaculation douloureuse.
  • Douleur sourde au bas du dos, dans les hanches ou en haut des cuisses.
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Les facteurs de risque du cancer de la prostate



Le dépistage du cancer de la prostate:
Les médecins urologues recommandent d'effectuer un dosage de la PSA, antigène prostatique spécifique, et un toucher rectal chez tous les hommes âgés de plus de 50 ans et de moins de 75 ans.
Le dosage du PSA varie en fonction de l'âge du patient : un taux de PSA élevé oriente vers un diagnostic de cancer de la prostate.
Un dosage normal n'exclue pas la présence d'une tumeur de la prostate. Un toucher rectal permet de vérifier de vérifier l'intégralité de la prostate.
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Les statistiques du cancer de la prostate

  • 10 000 décès par an
  • Plus de 5% des cancers de la prostate sont liés à une prédisposition héréditaire
  • 40 000 nouveaux cas sont découverts chaque année
  • Le cancer de la prostate est le plus fréquent des cancers de l'homme de plus de 50 ans
  • L'âge moyen du cancer de la prostate se situe autour de 70 ans mais certains hommes sont atteints à un âge plus précoce
  • 25% des nouveaux cas de cancer découverts chez les hommes sont des cancers de la prostate
  • Son incidence en France est de l'ordre de 90 pour 100 000 habitants.
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